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Attention, ce qui suit est édifiant !!! Ames sensibles s’abstenir…

Hier avait lieu la discussion ô combien importante inutile avec Mme Caliméro, suite au mail que je lui ai envoyé.

Mme Caliméro a bien lu ce mail, parce que j’ai reçu une notification qui me le signifiait. Or, Mme Caliméro, 36h plus tard, n’avait pas daigné répondre, ni par voie informatique, ni par voie téléphonique et encore moins par voie postale (quoique, sur un malentendu, quand on connait l’efficacité des services postaux, peut-être bien que oui ?!).

Donc forcément, en vrai pmette que je suis, la trituration du cerveau puissance 10 entre en action, accompagnée de son amie fidèle : la culpabilité. Pauvre conne idiote  débile fille que je suis ! J’ai imaginé, connaissant mal Mme Caliméro, qu’elle croulait sous les remords et qu’elle se sentait si mal à l’aise, qu’elle n’osait pas reprendre contact avec moi. Il faut dire que la communication et l’expression des émotions n’est comme qui dirait pas son point fort. Alors qu’est-ce qu’elle a fait la Julys conciliante et souriante ? Je vous le donne en mille !! Ben elle a décidé d’aider sa copine !!! Parce qu’après tout, elle y était peut-être allée un peu fort, non ? Et puis bon, c’est de sa faute aussi : si seulement elle avait mis des mots sur ces évidences états d’âme au fur et à mesure, elle ne l’aurait pas mise dans une pareille position d’inconfort !!

C’est cela oui…

Donc 36h plus tard, je prends mon courage à deux mains pour lui envoyer un sms, contenant en substance le message suivant : « Un petit resto en tête à tête vendredi soir, partante ? On se voit samedi quoiqu’il arrive… (Nous allons avoir l’immense joie bonheur dégoût de passer toute la soirée avec eux chez des amis communs !) Bises. »

La minute suivante, Mme Caliméro dégainait un « Avec plaisir, si je ne suis pas trop fatiguée… Gros manque de sommeil avec le rythme espagnol… 😉 »  (Autrement dit : « Vu que je ne dois plus parler de mes enfants, on va dire que c’est le rythme espagnol…  😉  ») Précisons que Mme Caliméro, tout comme moi, fait un métier qui lui permet d’être très (trop ?) souvent en vacances. Sauf que, pendant que moi je passe mes nombreuses vacances à attendre chéri sagement à la maison ou à me coltiner des anesthésies générales tous les 3 mois, remplissant mon agenda de rendez-vous médicaux divers et variés (acupuncteur, ostéopathe, thérapeute, gynécologue, biologiste, anesthésiste…), ben elle, elle  se plaint parcoure le monde.

1h avant l’heure fatidique, sans nouvelle de Mme Caliméro, j’ai fini par l’appeler pour savoir si ça tenait toujours. « Oui, je comptais t’appeler (Et mon cul c’est du poulet ?) !! Je sors tout juste d’une réunion parent-prof parce que Junior… blablabla… »  

Bref, rendez-vous est pris pour un petit resto romantique amical convivial. Et de convivialité, Mme Caliméro n’en n’a pas manqué ! Souriante, détendue, elle avait tout un tas de sujets passionnants chiantissimes sous le coude, pour éviter la raison principale pour laquelle nous étions là toutes les deux : avoir une VRAIE discussion !! Donc après avoir évoqué le climat espagnol, la fin des vacances, notre métier, etc, etc, etc…, j’ai pris le taureau par les cornes. J’ai donc fait allusion au contenu du mail une première fois. Ça, c’était au premier verre de vin…

Mme Caliméro se dégage avec habileté, elle dépasse le numéro 10  Julys et……….. c’est une remise en touche pour le camp adverse !! 0 – 0, balle au centre.

Bon, on ne peut pas marquer à tous les coups, n’est-ce pas ? Donc tout en sirotant mon 2ème verre de vin, j’essaye de me concentrer sur l’acte 2, scène 3 de la vie de couple de Mr et Mme Caliméro. Que c’était lonnnnnng !!!! A vrai dire, je dois avouer que ça a duré jusqu’au 4ème verre de vin (que j’ai pris le temps de savourer, c’est dire, jusqu’à ce qu’une envie irrépressible d’en finir avec ce repas ne s’empare de moi…).

Pourtant, entre quelques dribbles et démarcations bien pensés de Mme Caliméro, je me suis montrée offensive tout au long de la partie et j’ai vraiment joué en appui, mais c’était sans compter sur sa tactique de jeu, usant et abusant du « Moi je, moi je, moi je………… »

Et oui, Mme Caliméro a cette fâcheuse tendance à toujours TOUT ramener à elle !! Genre, tu vas lui parler du dernier film que tu es allée voir et elle va de suite te dire : « MOI JE (ça commence systématiquement comme ça) ne suis pas allée au ciné depuis tellement longtemps !! Avec les enfants, c’est compliqué tu sais (Non, connasse, je ne sais pas, mais j’aimerais bien savoir !!!)… Et puis Mr Caliméro, il est méchant, parce qu’il ne veut pas passer du temps avec moi. Et puis MOI JE………………..blablabla » Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, pas d’accord, pas d’accord.

Donc arrive la fin de la partie. Pour l’instant, Mme Caliméro bat en retraite jusqu’à ce que je la surprenne par la gauche, lui prenne la parole, en dépassant sa défense qui, au bout du 4ème verre de vin et ma 15ème tentative, a fini par s’affaiblir.

J’ai donc réussi à lui dire précisément qu’ils s’étaient vraiment montrés souvent maladroits, Mr Caliméro et elle, tout en concédant que c’était surtout Mr Caliméro, mais quand même… Et là, heureusement que j’étais assise. Elle me répond ceci, avec le plus bel aplomb possible :

« Tu sais Julys, ce que toi tu as pris pour une maladresse, je l’ai aussi pris comme une maladresse de ta part. Proposer de sortir en boite alors qu’on a les enfants, c’était maladroit ! »

Et c’est le buuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !!!!!!!!! (Oh putain la connasse…)

Je ne sais même pas à qui ce nom d’oiseau s’adresse parce que bordel, que je suis conne moi aussi de l’avoir écouté pendant des heures me parler pour la 150ème fois de son pervers narcissique de mari pour en arriver là !!!

Rien que de l’écrire, j’en ai les larmes aux yeux parce que je me dis : « Encore une fois, trop bonne, trop conne ! » Super pour l’estime de moi : j’en ai déjà tellement trop !!!

Elle a ajouté que Mr Caliméro n’était pas prêt de me pardonner ce qui suit…

Pour la petite histoire, Mr Caliméro est professeur d’histoire-géo. L’autre jour, alors qu’il parlait de ses difficultés à accepter que deux de ses élèves désertent régulièrement sa classe (élèves qui pourtant réussissent parfaitement et auront sans doute une brillante carrière d’après lui), j’ai osé lui demander si finalement ce n’était pas le côté narcissique du prof qui était blessé. Il a répondu, en ricanant mollement pour cacher son malaise : « Peut-être, ahah, je sais pas… ahah » Ça avait eu le mérite de clore cette discussion un poil chiante. Et comme j’ai répondu à sa chère épouse hier, si Mr a été touché, c’est peut-être parce que j’ai appuyé là où ça fait mal, connard !!!

Ah et d’après Mme Caliméro, il n’a jamais compris non plus que j’ai été en arrêt maladie si longtemps (CLM de 6 mois, mais j’y reviendrais…), que j’allais très bien et que quand même, j’étais forte pour trouver des médecins qui acceptent de m’arrêter. Là encore, j’ai répondu qu’en même temps, vu son état, il ferait mieux de songer sérieusement à s’arrêter aussi.

Par contre, ce cher pervers narcissique Mr Caliméro a donné pour consigne à Mme Caliméro de rattraper les pots cassés parce que déjà qu’ils n’ont pas beaucoup d’amis ici, il ne faut pas qu’ils nous perdent nous !! Genre, tout est de la faute de Mme Caliméro…

Conclusion :

  1. Ils sont plus cons l’un que l’autre.
  2. La mission de Mme Caliméro a complètement foiré : ils sont rayés de notre liste d’amis à jamais !!
  3. La soirée de ce soir va être un calvaire.
  4. Le vin était quand même vachement bon !!!
  5. On doit passer le week-end prochain avec eux (3 jours putain !!!) parce que depuis longue date j’ai réservé une maison pieds dans l’eau pour passer un moment agréable et convivial avec plein d’amis. (Super initiative hein ?)
  6. Putain, laissez-moi aller acheter un cubi de vin pour ce soir !!!
  7. Et une corde…
  8. Il n’y a même pas eu d’excuses… 😦
  9. Je crois que définitivement, je viendrais désormais chercher du soutien et de la compréhension sur la blogosphère.
  10. C’est un peu triste, non?
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