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Il y a des jours comme ça, ou on ne supporte plus les cons (autant dire qu’on ne supporte plus grand monde du coup…).

J’ai cette énorme boule de colère qui ne demande qu’à sortir, mais que la bienséance m’oblige à étouffer. Alors chaque jour je continue d’avancer, conciliante et souriante…

J’en ai marre des racistes, des plaintifs, des stupides, des malpolis, des prétentieux, des jaloux, des suffisants, des je-m’en-foutistes, des autoritaires, des radins, des pince-sans-rire, des fainéants, des colériques, des agressifs, des égocentriques, des indélicats, des pétasses femmes enceintes, des j’ai-tout-vu-tout-connu-tout-vécu, des intolérants, des politiciens, des journaleux, des chauffards, des terroristes, des fêlés, des béni-oui-oui, des médecins, des têtus, des pollueurs, des sadiques, des gamins des autres, des parents des dits gamins, des donneurs de leçon, des manipulateurs, des violents, des arrivistes, des assistés, des influençables, des baratineurs, des cachotiers, des calculateurs, des incultes, des indécis, des bruyants, des capricieux, des lunatiques, des machos, des menteurs, des vulgaires, des fertiles……………………

Bref, j’en ai marre des cons !!

Et j’en ai marre des aigris. Marre d’être aigrie surtout… Je me suis perdue en route, quand j’ai emprunté le long chemin qui me mènerait (ou pas ?) jusqu’à lui, ce petit être qui remplit notre esprit et nos cœurs depuis bientôt 2 ans et demi.

Alors je m’interroge… Jusqu’où suis-je prête à aller ? Où sont les limites ? J’aimerais étouffer ce désir, le nier, l’oublier… Mais c’est comme un boomerang : plus on essaye de l’envoyer au loin, plus on se le prend violemment en pleine gueule.

J’ai pourtant tout pour être heureuse, diront certains. Une situation professionnelle jalousée par le plus grand nombre de cons (décidément, on en revient toujours à eux !!), une case plutôt sympa sur une île non moins sympathique et un chéri d’amour que je n’échangerai pour rien au monde. MAIS (il y a toujours un « mais », n’est-ce pas ?), j’ai un utérus désespérément vide bordel !! Et ce seul utérus vide me prive de tout : du bonheur, de l’insouciance, de la souciance aussi (ben quoi, qui a dit que ça n’existait pas ? A entendre les parents de mon entourage, on connait ce mot quand on a des chiards !!).

Et je dois admettre que ce qui m’attriste le plus, c’est que d’une certaine façon, aujourd’hui, quand je relis cette longue liste non exhaustive de types de cons, ben plus les mois passent, plus je me retrouve dans certains d’entre eux.

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