Quand j’étais encore étudiante, j’ai eu la chance de vivre quelques mois au Québec, dans une petite bourgade au sud-est de Montréal. J’ai adoré le froid, les tempêtes de neige, le calme, le respect des gens croisés (beaucoup plus civilisés que par chez nous), le festival de glace, le caribou, la poutine, les érablières, le joual, les chutes de Montmorency, le vieux Québec, le Saint-Laurent, la Gaspésie, ses longues routes bordées de dunes blanches (où on ne croise pas une habitation à des kilomètres à la ronde), cet accent, les plaques d’immatriculation qui ont de la mémoire, les bars, les plaines d’Abraham, les Foufounes Electriques, la poutine, etc… Mon pêcher mignon, c’était le beurre d’érable… Slurp !!!

Mais un des souvenirs que j’ai ramené dans mes bagages, c’est ce groupe que j’adore: les Cowboys Fringuants. Hier, je cherchais quelques « tounes » à intégrer à notre playlist de mariage quand j’ai découvert une chanson que je ne connaissais pas et qui m’a tant parlé.

Je suppose que ça fera écho en chacune d’entre vous, alors j’ai décidé de la partager. Ce n’est pas leur meilleure chanson, loin de là, mais les paroles semblent avoir été écrites pour nous…

Train de vie

La légèreté quitte un matin
En sautant dans le premier train
Et part sans même nous envoyer la main

Lorsque l´on arrive sur le quai
Pour tenter de la rattraper
On sait trop bien que le glas a sonné

Comme il faut aller quelque part
On regarde l´heure des départs
Dans le chaos et le bruit de la gare

Et on se retrouve sans qu´on comprenne
A marcher avec plus de peine
Sous le poids de valises un peu plus pleines

Les années passent, file la vie
On prend l´essentiel pour acquis
La légèreté n´est plus que nostalgie

Et on s´attarde de moins en moins
Aux beautés le long du chemin
À force de courir après le train

Alors, avant que l´on s´épuise
Et que l´on perde nos balises
Il vaut mieux parfois poser ses valises

Et rester assis sur le quai
Pour regarder le train passer
En retrouvant un peu de légèreté

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