Ces vacances ont parfaitement bien commencé !! Invités à la crémaillère de Mr et Mme PAG, j’avoue que j’avais une petite baisse de motivation… Comme toutes les semaines précédentes. L’idée de voir un tas de personnes et des gamins, ça ne m’enchantait pas le moins du monde.

Et puis finalement, après être allé affiner notre projet cuisine pour notre futur nid, c’est enchantés que nous nous sommes rendus chez nos amis. Nous étions les premiers et du coup, c’était très agréable de pouvoir avoir un peu de temps rien que pour nous, avant que la cohue déboule.

On est très proche de Mr et Mme PAG. C’est clairement notre famille, ici, sur le caillou. On a été témoins de leur mariage. Ils l’ont été du nôtre. Ca ne pouvait pas en être autrement. Depuis quelques temps, le travail de Mme PAG et nos échecs répétés nous ont un peu éloignés. Ca ne veut pas dire qu’on a pris des distances amicales, mais disons qu’on prend moins le temps de se voir.

Mais on a toujours été là, les uns pour les autres, et notre quatuor est très solide. Même si, comme dans toute histoire d’amour, il y a parfois eu quelques rancunes sans importance…

Depuis quelques temps, les aléas de la vie nous rapprochent encore un peu plus… Malheureusement… Mme PAG a reçu un diagnostic d’endométriose. Ils viennent donc de commencer leurs premières analyses pmesques (spermo, bilans sanguins, etc…). Bien entendu, j’aurais vraiment voulu que cet enfer leur soit épargné !!! Et savoir ce qui les attend me rend triste… Je me souviens avoir chialé lorsque le diagnostic est tombé… Mais pourtant,  j’avoue aussi qu’une part très très égoïste de moi (tu sais, celle qu’on voudrait parfois bâillonner pour la faire taire !!) est presque soulagée d’enfin pouvoir partager ce lourd fardeau avec des personnes qui nous sont très proches… C’est moche, mais à 4 on est plus forts qu’à 2 !! Et puis, je continue de me dire que des milliers de possibles s’offrent à eux, puisqu’ils n’en sont qu’au balbutiement de leur parcours…

En tout cas, sache que j’ai passé une excellentissime soirée !! On a bu (beaucoup), on a ri, on a chanté, on a dansé et on s’est couché au petit matin. Et durant cette petite parenthèse, je n’ai pas du tout pensé à ce désir d’enfant inassouvi. Je me suis sentie revivre et je me suis reconnectée avec cette nana de 30 ans, pétillante, qui vivait dans l’insouciance la plus totale avant que l’envie de maternité ne frappe à sa porte. Cerise sur le gâteau: il n’y avait que 3 enfants très discrets. Bref, ça a été un pur moment de bonheur !!!

Le lendemain, on a passé quelques heures avec ce couple d’amis très sympa, parents de deux magnifiques enfants conçus en C1. Ils sont heureux et me montrent à chaque fois que concilier vie de famille et vie sociale et festive ne relève pas de l’impossible.

La petite est rentrée à l’école cette année. Et quand elle a appris que j’étais maîtresse, elle ne m’a plus lâchée !! Un lendemain de soirée très alcoolisée, c’était un brin éprouvant… Mais j’ai survécu !!

Après ce week-end reboostant, je me suis rendue ce matin à mon 2ème rdv avec le microkiné, que nous appellerons Mr Zen. Je l’avais rencontré juste avant FIV 3. Tu te demandes peut-être: « Microkiné: kézako? »

La microkiné consiste à nettoyer des mémoires corporelles acquises au fil des années et des épreuves, et ce de la pré conception jusqu’à aujourd’hui. Par simples contacts tactiles (je précise qu’on reste totalement habillé, ce qui est un grand luxe n’est-ce pas?), le praticien est capable de percevoir des blocages et de les mettre en relation avec des évènements datés.

Oui, je sais, c’est un peu barré !! Mais en attendant, le gars est persuadé que sa méthode est très efficace, notamment pour des difficultés de procréation. Il m’affirme que la plupart de ses patientes ont fini par tomber enceintes après quelques séances (maximum 3). Et il y croit à fond !!

Aujourd’hui, je lui ai dit que j’étais exténuée et que j’avais une pénible lombalgie depuis quelques jours.

Il m’a alors manipulé et m’a dit que la plupart des blocages qu’il percevait étaient récents, et probablement lié au dernier échec. L’immense fatigue, la lombalgie: pour lui, aucun doute, c’était le contrecoup. Il m’a dit qu’il sentait que je baissais les bras et que j’étais vraiment résignée. Je ne pouvais pas le contredire… Alors il m’a dit qu’il ne fallait pas se décourager et que rien que le fait d’avoir pousser la porte de son cabinet signifiait que c’était sans doute le moment pour que les choses évoluent dans le bon sens. Que c’était un signe de la vie, puisque la plupart de ses patientes sont tombées enceintes après l’avoir vu. Il n’y a pas de hasard selon lui. Ca signifie sans doute que c’est le bon moment…

Comme information majeure concernant mes blocages, il m’a parlé de la transmission d’une mémoire de maternité liée à la peur de perte, de séparation. Selon lui, cette mémoire daterait du début de grossesse de ma mère, lorsqu’elle me portait. Environ 2 mois. Comme il m’en avait déjà parlé lors du premier rendez-vous, je me suis dit qu’il fallait peut-être que je questionne mon père à ce sujet.

Malheureusement, mon père n’est pas vraiment aidant sur toutes les questions que je me pose en lien avec ma toute petite enfance… Je me souviens que c’était d’ailleurs une crainte, quand ma mère est partie. Peur de ne pas pouvoir savoir à quel âge j’avais fait mes 1ers pas. A quel âge j’avais commencé à parler. A quel âge j’avais été propre. Autant de questions que, je pense, on est amené à se poser quand on devient soi-même parent. Comme pour comparer ce qui n’est pas comparable. Essayer d’avoir des repères…

Bref, si je n’ai rien appris sur cette période des 2 mois de grossesse, j’ai appris que mes parents avaient rencontré plus de difficultés à m’avoir que pour mon frère et ma soeur. Et j’ai trouvé ça capital !! J’ignore encore ce qu’il faut que j’en retire, mais je pense qu’il y a quelque chose à comprendre…

En tout cas, pour résumer, selon lui, mon corps aurait besoin de souffler au moins 3 mois. Et force est de constater que je le ressens aussi au fond de moi… Il m’a conseillé de ne pas me mettre de pression avec le temps, mais de tout de même suivre mon instinct. Et là, tout de suite, mon instinct me pousse à reporter le TEC au mois de janvier… On veut être vite fixé, c’est vrai. Besoin de pouvoir tourner la page. Mais je crois que pardessus tout, j’ai besoin de souffler et de me donner du temps…

prendre son temps

Janvier, ce sera sans doute le mois de notre emménagement dans la nouvelle maison. Et ça coïncidera avec notre retour de vacances. Alors je me dis qu’on va peut-être laissé filer 2014 et prendre le temps de respirer. De passer des soirées remplies d’insouciance avec nos amis, de profiter des fêtes de fin d’année en famille et de préparer notre joli nid…

La suite bientôt donc…

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