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Je suis aux jeunes propriétaires ce que les MILK sont aux jeunes mères: épuisée, sans énergie, débordée, lessivée… !!

Mais je suis heureuse de notre sort alors loin de moi l’idée de me plaindre de notre situation, qu’on aura attendu de longs mois (9, pour être précis…).

Nous n’avons plus de vie, puisque nous passons tout notre temps libre commun à peindre, poser du parquet, imaginer la déco et investir notre nid. Ler*y Me*lin est devenu notre résidence secondaire…C’est épuisant, mais tellement grisant !! Et non, nos WC ne seront pas couleur ficelle, si tu te poses la question.

A défaut de me projeter sur FIV 4, qui pourtant sera vite là, toutes mes pensées ne s’orientent que sur une seule et unique chose: notre décoration intérieure !! Valérie Damidot, sors de ce corps !!

A tel point que je me réveille aux aurores en pensant à la disposition du carrelage dans la pièce à vivre (tu le sais, toi, qu’en diagonale, c’est bien plus relou dans les découpes et que du coup, ça coûte bien plus cher?!), la disposition du carrelage dans les salles de bain (mosaïque ou pas? Quelle alternance pour les couleurs?), le choix des peintures (gris bleuté/jaune clair, ou marron glacé/bouton de rose???). Bref, comme tu le vois, ma vie est très très compliquée en ce moment.

Concernant la PMA, on l’a clairement mise à distance et on n’a plus du tout envie de mettre le moindre orteil dans notre ancien centre. Je crois que le divorce est consommé… Bon, j’avoue, j’ai envie de revoir Dr Dino au moins une fois. Juste pour lui dire au revoir et lui expliquer tous les changements qui ont eu lieu et qu’il ignore totalement… Après tout, je continue d’avoir une profonde affection pour cette vieille branche. Comme avait dit Dr Bisounours à propos de Dr Dino, son plus gros défaut, c’est sa femme !!

Bref, donc il n’est pas exclu qu’on retourne voir Dr Dino juste avant notre départ. De toute façon, je devrais faire une écho de contrôle avant de commencer la stim, pour vérifier que le Synarel a bien fait son oeuvre… Donc cette écho aura a priori lieu ici, sur place.

J’avoue que le fait d’évoquer la PMA, ça provoque en moi des symptômes physiques assez révélateurs. J’ai une boule de stress qui se forme dans le ventre…

A tel point que je ne me suis pas du tout préoccupée de la stimulation qui m’attend. Pourtant, tout est nouveau !! Mais l’envie de gogoliser ne s’est pas encore emparée de moi.

J’ignore ce qui me fait le plus stresser. La FIV à 10000 bornes de notre nouveau nid? Le résultat? La proximité familiale?

On a annoncé notre venue à très peu de personnes et on a été surpris par leur réaction, totalement en inadéquation avec ce qu’on ressent. Eux, les proches, sont ravis à l’idée qu’on revienne quelques semaines !! Ils n’ont pas caché leur enthousiasme, à grands coups de: « Super !! C’est génial!! »

Sauf que nous, je ne te cache pas qu’on n’est pas au taquet… On sait pertinemment que ce ne seront pas des vacances en mode farniente, apéro et compagnie. Et on aura probablement envie de s’enfermer dans notre bulle sans voir personne… Va expliquer ça à ceux qui nous attendent de pieds fermes !!

En tout cas, je crois que j’ai réussi à comprendre pourquoi j’ai eu une terrible envie de fuir récemment, en pensant que tout serait peut-être mieux ailleurs… Et c’est grâce à une discussion avec ma frangine (oui oui, je continue de lui parler…) dans laquelle elle me parlait de ce couple d’amis qui vit des moments difficiles. Ils sont passés par la case PMA et les FIV n’ont pas marché. Ils se sont lancés dans les démarches d’adoption, ont eu un agrément pour adopter une fratrie, mais là aussi, ça a été couronné par un cuisant échec.

C’est déjà suffisamment compliqué à vivre, n’est-ce pas? Et bien figure-toi qu’en janvier, malgré son jeune âge, Elle a été victime d’un infarctus qui aurait pu lui être fatale. Son coeur brisé a manqué de la lâcher, ce qui aurait laissé son homme seul et désemparé, avec leurs deux chiens.

Dans la foulée, il a chopé une pneumopathie. A croire qu’ils manquent tous les deux de souffle… Difficile de continuer à respirer quand on a un trou béant dans le coeur, pas vrai?

Alors j’ai repensé à Là-Haut, que j’ai revu récemment. A ces images du début où on voit ce couple si amoureux, si heureux et si résilient. Ce couple capable, malgré l’infertilité et une vie sans enfant, de continuer à rêver et à se projeter. Jusqu’à ce qu’elle, Ellie, tombe gravement malade et décède, laissant Carl, l’amour de sa vie, totalement esseulé et accablé de chagrin.

Egocentrique comme je suis, j’ai donc ramené ces deux situations à moi-même et j’ai réalisé qu’au-delà du fait de vieillir sans enfant, j’étais terrifiée par le fait de vieillir seule et de perdre Chéri un jour… Peur de mourir seule aussi, comme cette cousine de mon père, rendue un peu foldingue par les années d’isolement et qui est morte dans le plus grand dénuement… D’où l’idée de « Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve… »

Bon, allez, je retourne à ma peinture… !!!

autruche-tete-dans-le-sable

Ah, j’avais oublié !! Aujourd’hui, je pars en vacances avec mes copines (en mode autruche +++). A nous piscine, randonnées, soleil, apéro et papotage !!

vacances

Je m’excuse donc d’avance auprès de ceux qui m’ont envoyé un mail auquel je n’ai pas encore pris le temps de répondre… A priori, je ne pourrais pas répondre avant encore quelques jours…

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