Je suis longue à la détente, ce n’est pas bien nouveau. Ca n’est qu’aujourd’hui que j’ai enfin pris le temps de regarder ce film dont tout le monde parle depuis des mois, et qui a vu la si jeune et jolie Louane consacrée lors de la dernière cérémonie des Césars. Ce film, c’est « La famille Bélier » (comme un bélier…).

J’ai fini en larmes !! Totalement bouleversée. (Nan mais qu’est-ce que je chouine en ce moment !! Je vais finir par prendre de nouvelles actions chez Kleenex…)

Louane m’avait déjà profondément touchée lors de sa participation à The Voice. (Oh, ça va !! Avoue que toi aussi, tu regardes… Non?)

Bref, j’avais été émue par sa voix, si charmante et atypique, avant d’être chamboulée par son histoire. 16 ans et déjà orpheline… Et je me suis rappelée de celle que j’étais quand j’avais à peu près son âge… J’avais des rêves plein la tête, même si, moi aussi, je venais tout juste de perdre ma mère et que mon père n’était plus que l’ombre de lui-même…

Combien d’heures à chanter au micro? Janis Joplin, Simon & Garfunkel, en passant par Céline Dion, Edith Piaf, et tutti quanti. Je ne me rêvais pas en chanteuse, mais le chant était pour moi un refuge. Mon frère à la guitare, moi au chant, on oubliait, l’espace de quelques heures, tous nos tourments…

Quand j’ai entendu « Je vole » à la fin du film, cette chanson que je chantais quelques temps avant de quitter le nid pour vivre mon aventure québecoise, j’ai pleuré comme une madeleine et je ne pouvais plus m’arrêter. Je me revoyais en train de la chanter, tandis que mon père aurait voulu me retenir… Ce père aujourd’hui si profondément triste et désespérément seul…

Ce post ne parle ni d’infertilité, ni de PMA, ni d’actualité… Il parle seulement de jolies émotions que ce film a réussi à me procurer, alors j’avais envie de partager un peu de ça, un peu de moi, avec toi…

Et puis, à bien y réfléchir, il évoque la séparation, l’éloignement, le manque. Il parle d’un enfant et de ses parents. Il parle de cette vie qu’on a parfois envie de (re)prendre en main. Il parle de l’envol…

Bref, je crois que je n’ai sans doute pas été la seule à être aussi touchée par ce film, juste, sincère et tendre…


Mes chers parents, je pars
Je vous aime mais je pars
Vous n’aurez plus d’enfant
Ce soir
Je n’m’enfuis pas je vole
Comprenez bien, je vole
Sans fumée, sans alcool
Je vole, je vole

Elle m’observait hier
Soucieuse troublée ma mère
Comme si elle le sentait
En fait elle se doutait, entendait
J’ai dit que j’étais bien
Tout à fait l’air serein
Elle a fait comme de rien
Et mon père démuni a souri
Ne pas se retourner
S’éloigner un peu plus
Il y a gare une autre gare
Et enfin l’Atlantique

Mes chers parents, je pars
Je vous aime mais je pars
Vous n’aurez plus d’enfant
Ce soir
Je n’m’enfuis pas je vole
Comprenez bien, je vole
Sans fumée, sans alcool
Je vole, je vole

J’me demande sur ma route
Si mes parents se doutent
Que mes larmes ont coulé
Mes promesses et l’envie d’avancer
Seulement croire en ma vie
Tout ce qui m’est promis
Pourquoi, où et comment
Dans ce train qui s’éloigne
Chaque instant

C’est bizarre cette cage
Qui me bloque la poitrine
Je n’peux plus respirer
Ça m’empêche de chanter

Mes chers parents, je pars
Je vous aime mais je pars
Vous n’aurez plus d’enfant
Ce soir
Je n’m’enfuis pas je vole
Comprenez bien, je vole
Sans fumée, sans alcool
Je vole, je vole

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