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Durant des mois, j’ai repoussé l’échéance parce que je ne voulais plus subir d’examens intrusifs, avec ce sentiment de maltraiter une fois de plus mon corps et ma pudeur. Mes réticences allaient bien au-delà de la peur d’avoir mal, même si, oui, je l’avoue, la chochotte que je suis flippait grave !

Bref, j’ai profité des dernières semaines pour m’enfermer dans ma bulle avec nos amis et leurs deux merveilleux enfants, âgé de 4 ans et de 7 mois.

Je n’ai plus voulu focaliser sur cet examen et je me suis contentée de bouffer mes cachetons quotidien avec une discipline drastique. J’avoue, j’ai été épuisée par le cocktail boulot (avec des échéances de folie) + activités touristiques + traitement. Quand il a fallu ajouter les bonbons choupette, comme une cerise sur le gâteau, j’avoue que j’ai commencé à pester !!

Mais finalement, j’essayais vraiment de vivre au jour le jour… Et de profiter des belles choses de ma vie…

Quand ce matin il a fallu aller à l’abattoir la clinique, j’avoue que j’y suis allée à reculons. Je suis fatiguée par tout ça… Mais bon, j’y suis allée comme une automate, refusant de laisser trop de place aux idées négatives.

L’examen en lui-même a été douloureux. Mais je le savais. Je savais aussi, et je l’ai gardé à l’esprit durant ces dernières semaines, que la douleur physique est beaucoup plus surmontable que la douleur psychologique. Les jambes écartées sur la table de torture, j’ai donc gardé à l’esprit que ce n’était qu’un moment désagréable de plus à passer.

Il s’y est repris en deux fois, et a dû utiliser une pince pour éviter que le col ne se resserre durant l’intervention. J’ai gémi et j’ai serré très très très fort la main de Chéri, en ravalant mes larmes. Et dès que le prélèvement s’est terminé, je me suis sentie fière de moi !! Et soulagée. Parce que je sais que oui, vraiment, ce sera le dernier examen désagréable auquel j’aurais dû me soumettre. On aura presque tout explorer, donc c’est vraiment fini…

En sortant, on a dû foncer avec nos prélèvements pour envoyer le tout par Chronopost. En bravant les sempiternels embouteillages. On a été obligé d’envoyer deux prélèvements à deux endroits différents, ce qui a eu pour conséquence de nous délester de la modique somme de 100€ supplémentaires (50€/envoi), pour que tout ça arrive lundi en métropole… Tu me diras, on n’est plus à ça près hein !!

D’ailleurs, pour fêter l’évènement, on est allé se baffrer des sushis. On dira à notre banquier que c’était une question de survie !!

Et c’est en y allant que les larmes me sont montées, comme ça, sans crier gare. Parce que quand même, comme je l’ai dit à Chéri, « Ca fait chier de devoir subir tout ça juste pour avoir ce que tout le monde a si facilement… »

Bref, aujourd’hui, c’était biopsie. Et je suis toujours en vie. En vie, avec des envies…

envie

 

 

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