C’est marrant comme dans la vie, parfois, les choses se présentent à nous de façon cyclique. En ce moment, c’est demain qui s’impose à moi…

J’ai pourtant passé des mois à me dire qu’il fallait impérativement vivre au jour le jour, en essayant de savourer chaque instant, blablabla. En mode Carpe Diem quoi !

Et puis en début de semaine, alors que je m’accordais enfin un moment de pure détente avec ma BFF dans un hammam digne des Mille et Une Nuits, tout en me prenant pour Shéhérazade, la question est tombée, comme un couperet:

« Et vous avez envisagez la suite, si jamais ça ne marche pas…? »

On sentait dans sa voix l’hésitation et la pudeur.

Oui, nous avons envisagé demain… Demain, si on est de nouveau confronté à un échec, on ira au bout de cette FIV en allant chercher les embryons vitrifiés (s’il y en a) ! Mais après, demain sera consacré à l’adoption, pour lesquelles nos chances semblent de plus en plus réelles, presque palpables.

Chéri a contacté Mme Bienveillance récemment. Elle lui a confirmé que cette année, il y a eu 6 adoptions. Moins que l’année dernière, mais cela permet de commencer à appeler les dossiers en attente depuis 2014… En gros, ils finissent avec ceux de 2013 puis enchaîneront avec ceux de 2014. On peut donc espérer un appel en fin d’année ou au cours de l’année prochaine…

Hier, il y a eu ce film, qui m’a questionné sur le sens que je voulais donner à ma vie, avec ce « Si je devais mourir demain… ».

Puis le soir venu, on avait prévu d’aller voir le film « Demain », dont j’attendais la sortie avec impatience.

J’en suis ressortie bouleversée. Positivement bouleversée. Je tentais de refouler mes larmes, parce qu’en public, ça ne se fait pas de chialer. Mais pourtant, l’émotion était bien présente…

Ce film est prodigieusement intelligent !! C’est un hymne à la vie !! Et à l’humanité…

Je crois que tout le monde devrait être obligé de voir ce documentaire si positivement pédagogique. Parce qu’on ne peut pas être démissionnaire en attendant que les choses se passent…

Il en va de notre avenir, de celui de nos enfants ou de ceux à venir, de celui de notre planète qui s’essouffle, manifestant son mal-être par des catastrophes climatiques et naturelles de plus en plus préoccupantes, pour mieux exprimer son agonie.

J’espère que tu en as entendu parler, mais dans le doute, voici la bande-annonce:

J’ai compris, grâce à ce film, qu’on ne pouvait pas se contenter de vivre au jour le jour, en cueillant l’instant présent. On a aussi le droit, voire le devoir, d’envisager demain, et de l’envisager le plus positivement possible !

A notre petite échelle, mais aussi à l’échelle de notre quartier, de notre région, de notre pays, de notre continent et de notre monde…

20 ans…

Nous avons 20 ans pour inverser la tendance. C’est peu et beaucoup à la fois ! Angoissant autant que stimulant !

Les solutions existent, alors cessons de nous laisser abreuver de discours défaitistes et alarmants, mais agissons pour être les acteurs de demain !

Ce que j’ai retenu, c’est qu’écologiquement, économiquement, politiquement et éducativement (comment ça, ce mot n’existe pas?), on peut changer les choses. Par la seule force de notre volonté…

Je crois que finalement, contrairement à la chronologie du film, on doit agir sur l’éducation, sur la politique, en exigeant une vraie démocratie participative, qui impactera sur l’économie puis, enfin, sur l’écologie.

Dans les pays nordiques, ils sont bien plus avancés que nous sur ces questions…

Sais-tu que suite à une crise sans précédent, de manière tout à fait pacifique, les islandais ont réussi à imposer plus ou moins leur volonté de participer aux décisions politiques de leur pays, en tirant au sort des personnes ordinaires qui ont reçu la mission de rédiger une nouvelle constitution?

Je trouve cela fascinant…

Tu trouveras des informations ici.

Bref, j’aurais tant à dire sur ce sujet si inspirant !

A la fin du film, ils évoquent le système éducatif finlandais, toujours montré en exemple quand notre propre système éducatif est remis en question, parfois même maltraité, en tenant le seul corps enseignant pour responsable.

C’est intéressant de voir que les enseignants français, malgré toute leur bonne volonté (pour la plupart!), n’ont juste pas les moyens de faire correctement leur métier… Et la responsabilité en incombe aux seules dirigeants politiques, qui n’ont aucune volonté de réformer positivement l’éducation !

Parlons un peu du système finlandais..

Là-bas, on ne cherche pas à apprendre plus, mais à apprendre mieux. On laisse aux enfants le temps d’être des enfants, la scolarité étant obligatoire seulement à compter de l’âge de 7 ans ! A savoir qu’en plus, les enfants passent 1h30 de moins par jour à l’école par rapport aux élèves français !

Pas d’écoles privées en Finlande ! La qualité de l’enseignement est telle que seule l’école publique gratuite existe. Et TOUT est gratuit ! Les frais de scolarité, les fournitures scolaires, le transport, la cantine… Finalement, le pays dispensent le même budget que la France dans l’éducation (6% du PIB), mais les dépenses ne sont pas réparties de la même façon.

Ainsi, ils ont fait le choix de faire des économies sur le budget alloué à l’administration. Moins de bureaucratie = plus d’argent à consacrer aux locaux, au matériel, à la formation des enseignants et à leur rétribution !

Quand on voit le nombre de personnel administratif, en France, qui se gratte le boule entre deux cafés, on aurait tout à gagner à se séparer de ces salariés, en réformant les lourdeurs administratives…

Là-bas, il n’y a aucun classement entre élèves, ni même entre classes de même niveau ou entre établissements scolaires. D’ailleurs, les enfants ne sont même pas évalués!

Le système éducatif est basé sur la confiance dans le ministère, dans l’établissement, dans le chef d’établissement et dans les enseignants. Du coup, pas d’inspection pour les professeurs ! On leur fait confiance, et ils le rendent bien aux enfants… Le métier d’enseignant est valorisé et respecté !

Ces derniers reçoivent une formation complète sur 5 ans, avec à la clé l’obtention d’un master.

La relation entre l’enseignant et ses élèves est privilégiée. Chaque enseignant suit sa classe durant plusieurs années et ils partagent les repas avec eux durant la pause déjeuner.

D’ailleurs, les conditions d’accueil des enfants favorisent la proximité avec l’enseignant. Ils sont 15 à 20 par classe, avec pas moins de deux enseignants.

Enfin, les parents finlandais ont la conviction qu’ils sont les premiers responsables de l’éducation de leur enfant, avant l’école…

Bref, quand je serai grande, je rêve de partir enseigner en Finlande !!

En attendant, préparons demain en changeant aujourd’hui…

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