Elle est là…

C’est par une magnifique journée ensoleillée que nous sommes allés à la rencontre de notre princesse.

Le matin, nous avons pris notre temps pour faire sa valise et la nôtre, sans précipitation. 

Juste avant le fameux appel, après des années de silence, nous avions recommencé à faire résonner les murs de la maison jaune au rythme des musiques qu’on aime. C’est donc en musique que nous avons passé cette dernière matinée sans notre puce.

Une heure de routes sineuses nous aura permis d’arriver jusqu’à Elle. La bienheureuse dormait dans son couffin quand on la découverte pour la première fois. 

On la regardait avec étonnement, sans trop réaliser que ce petit être était notre fille.

La Tatie, qui a pris soin d’Elle depuis sa sortie de la maternité, nous a alors raconté notre puce. 

C’est un bébé très calme, qui ne pleure que très rarement. Elle est très curieuse et adore observer ce qui l’entoure. Depuis peu, elle se montre bavarde. « C’est le top !« , je cite.

Tandis qu’Elle dormait, on n’a pas pu résister à la tentation de caresser sa peau. Elle est si douce…

Peu de temps après, elle s’est réveillée. J’ai essayé de la prendre dans mes bras mais elle était perturbée. J’ai eu peur…

Chéri a pris le relais et a su l’apaiser. J’ai été rassurée. 

Il faut comprendre que les premiers instants, je ne réalisais pas du tout. 

Vu qu’Elle râlait un peu, Tatie a commencé à lui donner le biberon. Et là… On s’est adoptée…

C’est difficile de décrire cette sensation qui m’a envahie. Je me suis mise à sa hauteur et j’ai plongé mon regard dans le sien. Et là, sans mot, on s’est parlé… Elle me fixait avec ses pupilles noires corbeau et ne me lâchait plus du regard. J’ai alors su que j’étais en train de devenir sa maman. On s’est dit 1000 choses en un regard rempli d’intensité…

Après que Chéri ait tenté de la prendre et de la calmer (Elle râlait de nouveau), j’ai finalement eu l’honneur de lui donner la fin de son premier biberon avec nous. Tandis qu’Elle suçotait dans le vide, j’ai osé retirer le biberon. Et Elle s’est mise à pleurer.

Tatie, tentant de la rassurer, a été submergée d’émotions et a fondu en larmes. C’était vraiment bouleversant… C’était la première fois, en 4 bébés, qu’elle craquait comme ça. 

Elle ne l’avait jamais vu pleurer… Elle s’est excusée mais je lui ai dit, les yeux bien humides, qu’on comprenait et qu’on avait une immense gratitude pour elle qui a pris soin de notre princesse depuis le début…

Après s’être ressaisie, elle a pris le temps de lui réexpliquer qu’elle nous la confiait parce qu’elle l’aimait et qu’elle savait qu’on lui offrirait une belle vie et qu’on prendrait soin d’Elle.

J’ai vraiment adoré que chaque adulte autour d’Elle prenne le temps de lui parler, de lui expliquer. Mme Dévouée, l’éducatrice, lui a dit ceci, avec une infinie douceur : « Tu te souviens de moi ? Je suis venue te chercher pour t’amener chez ta tatie et je t’avais expliqué que Tatie prendrait soin de toi le temps que je te trouve des parents. Ils sont là aujourd’hui. Papa et maman Julys. Tu vas voir: ils vont te donner beaucoup d’amour et tout ce dont tu as besoin. »

Puis elle lui a expliqué le déroulé de la semaine. 

Après la décharge émotionnelle de Tatie, Elle s’est apaisée. J’ai senti son petit corps se détendre et s’agripper à mon t-shirt. 

Nous sommes restés dans l’intimité de sa chambre tous les 3, et on lui a parlé à notre tour. Lui expliquant que sa maman de ventre l’avait accueilli dans son ventre et qu’on l’avait nous porté des années dans notre coeur. Que nous avons dû être patient parce que c’était Elle et nous… Et qu’on allait tout faire pour la rendre heureuse et prendre soin d’Elle.

C’était un vrai beau moment. On sentait qu’elle écoutait chaque mot prononcé en continuant de s’agripper à mon t-shirt. 

Je l’ai couverte de bisous et de caresses, humant son odeur pour l’emporter avec moi au gîte. 

On a pu profiter encore quelques instants d’Elle. Première couche changée avec succès ! 

Puis est venu l’heure de se séparer. Tranquillement posée sur son tapis d’éveil, on a pris le temps, chacun notre tour, de lui dire au revoir. Lui expliquant qu’on ne la quittait que pour un dodo et qu’on reviendrait vite pour apprendre à la connaître. Qu’on avait hâte de la retrouver. Elle nous écoutait attentivement, captivée, nous regardant avec ses yeux brillants. 

Voilà…

C’était le premier jour du reste de notre vie… Tout en douceur et en tendresse…

Nous sommes pressés de la revoir et encore plus de la voir remplir la chambre vide de la maison jaune… Sa chambre…

Vendredi, nous refermerons cette pièce, remplis d’amour et de reconnaissance. 

On est parents boréal !! 

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Entre rêve et réalité…

Depuis mercredi et l’appel magique, à peine 3 petits jours se sont écoulés. Et pourtant, j’ai l’impression d’avoir vécu un condensé d’émotions sur plusieurs années !!!

Cette déferlante que l’on ressent est difficile à décrire avec des mots…

Mais je me prête à l’exercice. Pour Elle. Pour nous. Et pour tous ceux qui méconnaissent ce qu’on vit lorsque l’on est dans une démarche d’adoption. Pour ceux, aussi, qui sont dans ce même processus et qui se posent sans doute mille questions…

Entre rires et larmes, chaque jour nous offre son lot de nouvelles découvertes…

Pour commencer, il a fallu l’annoncer rapidement. Les réactions des proches nous ont beaucoup touchés !! L’arrivée de notre puce était tellement attendue par nos amis et nos familles… Nous en avons pris la pleine mesure… Elle suscite une telle vague de bonheur que c’est vraiment émouvant de lire, entendre ou voir la réaction souvent envahie d’émotions de nos proches…

Et nous dans tout ça ?

On oscille entre une immense vague d’amour qui nous submerge. Et beaucoup d’incrédulité: « C’est de nous dont on parle?? » 

Depuis l’appel, je me réveille les nuits pour vérifier si c’est bien réel… Je relis en boucle mon dernier post pour m’assurer que ce n’était pas qu’un rêve…

Jeudi, nous avons découvert Son histoire… C’était émouvant et à la fois je crois qu’on ne réalisait pas qu’on parlait de notre petite. C’est tellement abstrait pour le moment !

D’autant plus que le dossier n’étant pas redescendu, nous n’avons ce jour-là pas pu associer son histoire à son doux visage…

Il aura fallu attendre hier pour découvrir son petit minois. Nous avions décidé d’ouvrir le mail contenant les photos ensemble, avec Chéri. 

C’est avec une légère appréhension que nous avons ouvert le fichier. Et nous avons regardé ces photos avec étonnement : alors c’est elle, notre petite fille ? Silence ému…

C’est tellement difficile de réaliser !! Mardi nous n’étions pas parents. Mercredi nous le devenions. Du jour au lendemain…

Ces dernières semaines, nous parlions de plus en plus de tout arrêter. Je commençais à évoquer le deuil avec ma psy. Avec Chéri, on avait évoqué à plusieurs reprises la possibilité de tout vendre dans la chambre bébé… Et j’avais une furieuse envie de changer de vie. Tout recommencer à zéro…

Alors évidemment, j’ai une pensée émue pour toutes celles qui se sentent oubliées. Et je voudrais leur dire que je ne les oublierai jamais. Et que chaque jour je mesurerai la chance que j’ai eu de passer in extremis du bon côté… In extremis, parce que nous étions vraiment sur le point d’abandonner la bataille…

On a donc posé notre regard sur chaque photo pendant un long moment, les faisant défiler. Puis Chéri a été envahi d’émotion. À croire que les hommes sont plus expressifs, n’est-ce pas Mouchette ?

Nous avons alors eu envie de la montrer à la terre entière. Sans doute pour commencer à s’approprier notre parentalité…

Là encore, les réactions ont été si adorables…

Notre fille est une petite métisse qui porte sans doute en elle des origines indiennes et africaines. C’est typique sur le caillou, qui a une histoire riche de métissages.

Elle a de grands yeux noirs, ouverts sur le monde. J’ai regardé son regard maintes et maintes fois. Et j’étais rassurée de n’y lire ni tristesse ni inquiétude.

La prochaine étape va être LA rencontre. Tout va tellement vite…

Lundi nous allons faire sa connaissance. Les jours suivants, nous passerons tous ses temps d’éveil avec elle. Nous avons loué une chambre d’hôte pour être tout près d’Elle. Elle se trouve actuellement en famille d’accueil à l’autre bout de l’île. 

Puis vendredi, la travailleuse sociale, tellement bienveillante et disponible!, conduira notre puce jusqu’à la maison jaune où nous l’y attendrons avec impatience.

Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une immense gratitude pour toutes ces personnes qui ont rendu l’histoire possible… À commencer par sa mère de ventre, évidemment… Je me demande ce qu’elle ressent aujourd’hui… Mais j’ai aussi beaucoup de reconnaissance pour Sa famille d’accueil, qui a pris soin d’Elle depuis sa sortie de la maternité, à seulement 4 jours de vie…

Depuis hier, je m’autorise à chanter les chansons que j’ai toujours eu envie de chanter à notre enfant pour en mémoriser les paroles… Je me prépare…

Est-ce que je suis prête ? Oui… J’ai peur, mais je suis prête…

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’adoption, voici le lien d’une émission que Mme Bienveillance m’avait conseillé de regarder la semaine dernière:

J’ai pris le temps de la visionner lors de ma première insomnie, juste après l’appel magique. Elle est juste et émouvante…

Je termine ce long laïus pour vous dire MERCI… D’avoir lu des « anciennes » (note que je n’ai pas dit vieilles !) comme Lucette ou Madame Pimpin, c’était vraiment touchant. Comme si la boucle était bouclée…

De lire également ces lectrices qui sortent de l’ombre pour l’occasion, c’est très émouvant… Cela montre que nous approchons d’un magnifique et inattendu (ou plutôt très attendu, bordel !!!) Happy End…

À suivre…

C’était un mercredi…

Durant 6 ans et 5 mois, j’ai réfléchi à tout un tas de scénarii… Je me suis posée mille questions… 

Et finalement, on se rend compte qu’on est toujours loin d’imaginer la réalité qui vient bousculer nos vies du jour au lendemain.

Pour certaines il aura suffit de quelques gouttes d’urine sur un bâton. Pour nous le bonheur était au bout du fil…

C’est emprunte d’émotion et d’une infinie gratitude que je tenais à te remercier, toi, ami(e) lecteur/lectrice qui m’as soutenue dans les moments de doute et d’espoir. Toi qui a toujours été présent malgré mes silences et qui s’est toujours montré fidèle là où je n’avais plus l’envie ou la force de l’être. 

Elle est née il y a 3 petits mois… Et elle nous attendait depuis comme nous l’avons attendu des années…

Le début du reste de notre vie commence maintenant…

Je suis maman… ❤

S’oublier soi-même…

Près de 3 mois sans donner signe de vie. C’est le dernier article de Mam’zelle Fleur qui m’a donné envie d’écrire.

La question qu’elle soulevait et que d’autres blogs ont déjà soulevé est : comment survit-on après l’échec de la PMA ?

Quand le vide devient trop envahissant, on a parfois tendance à remplir nos vies abondamment. Ce fut notre cas.

Depuis le cuisant échec de notre ultime tentative en République Tchèque, j’ai donc fui. Parce que c’était trop. Parce que je voulais reprendre le contrôle de ma vie et ne plus dépendre des examens gyneco en tous genres ou des traitements si contraignants.

Quel sentiment de liberté j’ai ressenti depuis ce mois de mars 2016 !! Je me suis sentie revivre. Une partie de moi s’était sans doute éteinte en Europe de l’Est mais celle que j’avais ramené sous les tropiques était tellement vivante !!

En janvier, il y a près d’un an, nous avons malgré tout rencontré Dr D. Avec des « Et si…? » dans la tête. (J’ai tellement été dans le déni depuis tout ce temps qu’il m’a fallu un certain temps pour me remémorer son nom de famille… Ça en dit long !!)

Sans surprise, en zieutant notre dossier, elle nous a laissé entendre que nous avions nos chances. En même temps, c’est un peu la Sainte Rita des Dr ès PMA… À croire qu’aucun dossier ne l’effraie !!

On est ressorti de son cabinet avec moultes examens à faire dès le lendemain, veille de notre retour sur le caillou, dans les plus prestigieux labo ou centre d’écho parisiens. Pour la modique somme de 300€…

La seule condition pour qu’elle accepte de nous suivre était que je rentre régulièrement en métropole pour les diverses étapes d’une potentielle nouvelle FIV. Aucun suivi n’étant envisageable à distance.

On s’est donc retrouvé en plein hiver, nous les expatriés insulaires, à faire le bilan de ce projet vers la parentalité dans un petit café parisien. 

Chéri était formel: trop c’est trop !! STOP !! 

Heureusement qu’il a su poser les limites. Parce que dans l’élan, je pense que j’aurais été physiquement capable de continuer à me faire violence, alors que mentalement j’étais déjà allée sans doute beaucoup trop loin dans le non-respect de moi-même…

Il aura fallu des mois de désillusion à attendre sans attendre un appel magique qui ne venait pas, une accumulation d’insomnies et une surcharge de travail pro et associatif, couplé à une classe ingérable cette année, pour que je finisse, par la force des choses, à me prendre le retour de manivelle en pleine tronche.

On peut essayer de forcer la roue à tourner dans le sens qu’on veut, la vie se charge toujours de nous montrer qu’on n’a aucun contrôle sur la manivelle…

Je suis littéralement vidée et épuisée. Fuir ces derniers mois a été mon moyen de survie. Je n’ai pas le sentiment de l’avoir choisi… C’était devenu vital. Mais aujourd’hui, je suis sans doute suffisamment forte pour affronter mes démons. Je m’autorise donc enfin à pleurer et à laisser s’exprimer timidement mes émotions. 

Pêle-mêle, on retrouve la tristesse, l’isolement et la solitude… Toutes ces années d’échec ont laissé place à un silence gênant. Plus personne ne prend de nouvelles. Juste un sincère : « Comment ça va vous…? » Non. Rien… Que ce soit pour la famille ou les amis, ça donne juste l’impression que nos 3 IAC et 5 FIV n’ont jamais réellement existé…

C’est terminé. Game over. On tourne la page. 

Si seulement c’était si simple…

Écrire sur cette attente, sur ces sentiments qu’on ressent ou qu’on étouffe quand on est sorti de ce parcours les bras vides, me semble essentiel… Pas tant pour moi que pour toutes celles qui pourraient se sentir isolées puisque appartenant bien malgré elles au cercle restreint de la loose tant redoutée… Ou celles qui sont terrifiées à l’idée d’en faire partie un jour…

La vérité c’est que quand on est confronté à l’injustice suprême d’être le fameux « 1 couple sur 2 » que la chance a boudé, on fait ce qu’on peut pour s’en sortir au quotidien. Sans recette miracle ou universelle. 

Certains sombrent, quand d’autres sont dans une fuite en avant. Beaucoup se rassurent en essayant de se concentrer sur les bons côtés d’une vie sans enfant. Pas de pipi/caca, pas de bobos, pas de cris, pas de crise d’adolescence… Évidemment, c’est plus « facile » de se concentrer sur les mauvais côtés de la parentalité que sur les bons…

Penser aux gazouillis, aux premiers mots, aux premiers pas, à tous les câlins manqués, c’est juste trop douloureux. Alors on se concentre sur le négatif. Ce qui ne nous rassure pas vraiment avouons-le…

Finalement, peu importe nos techniques de survie: on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Et c’est déjà beaucoup !!

Ce qu’il faut retenir c’est que l’être humain a une grande capacité de résilience. Confronté à la frustration, à la maladie ou au deuil, la plupart du temps il est capable de rester debout. Parfois vacillant, mais debout…

À toi qui es donc toujours dans l’attente, dans un parcours bien avancé ou même au tout début de ce parcours, dis-toi que quoiqu’il arrive, il ne sert à rien de vouloir vivre dans le passé ou d’anticiper sur le futur. Vis l’instant présent autant que possible. C’est encore le seul instant que l’on peut maîtriser et savourer.

À toi que la vie a fini par combler: cesse de culpabiliser d’être cet autre « 1 couple sur 2 ». Savoure plutôt chaque instant qui fait que la chance a fini par te sourire. Mais n’oublie jamais ce que tu as ressenti quand toi-même étais dans l’attente et le doute. Cet isolement, cette impuissance, cette immense peur du vide… Juste parce que c’est ce qui te permet encore plus de mesurer ton bonheur. Et parce que c’est la meilleure façon de ne pas imposer aux autres ce que tu n’aimais pas qu’on t’impose…

La blogo a tellement changé ces derniers mois !! Je me souviens avec nostalgie de ce lieu-refuge qui faisait qu’on se retrouvait dans nos galères, inventant des défis qui, l’espace d’un instant, nous permettaient de nous sentir moins seuls… Et de rire !! Parce que oui, qu’est-ce qu’on a ri !!

Malheureusement, et j’avais écrit à ce sujet en suscitant un débat animé autour de la thématique de la bienveillance, la blogo est devenue au fil du temps un vaste concentré de puériculture et de témoignages sur la parentalité. Ce qui au demeurant peut être rassurant pour toutes celles en début de parcours, mais qui renvoie celles en fin de parcours à ce qu’elles côtoient déjà bien assez au quotidien… Ce n’est simple pour personne, me diras-tu à juste titre ! Et ça résume si bien la « vraie » vie… 

Parfois, je flâne sur mon fil de lecture et je n’y trouve plus ma place.

Que dire quand on est de l’autre côté ? On a vite fait de tourner en rond… Alors on se mure dans le silence et on prend sur soi. En serrant les dents. Comme dans la « vraie » vie…

Sans doute qu’il est temps que je réapprenne à devenir une bonne mère pour moi-même, avant de continuer d’espérer l’être par l’adoption. Adoption vers laquelle j’ai de plus en plus de mal à me projeter tant je suis lasse d’être encore du mauvais côté des stats… Combien de fois, ces dernières semaines, j’ai imaginé revendre tout ce qu’on avait amoureusement accumulé dans la chambre de bébé, et qui profite à tous les bébés de passage ?

Ce long monologue pour arriver à cette conclusion : on peut se sentir en effet oubliées quand on sort de ce parcours le ventre et les bras vides. Mais je suis persuadée que ce n’est pas le cas. Ce ne sont que des maladresses ou des silences gênés. La peur de blesser sans doute…

Alors que le plus risqué dans tout ça, finalement, c’est certainement de finir par s’oublier soi-même… Plus que de se sentir oublié des autres…

Il fallait bien que ça arrive un jour…

Il est 5h… Je n’arrive plus à trouver le sommeil. J’aimerais te dire que c’est lié à l’excitation d’une rencontre imminente avec notre enfant. Te raconter l’appel qui aurait tout fait basculer.

Mais non…

Ce qui a tout fait basculer et qui m’empêche de me rendormir, c’est ce sms découvert dans la nuit. Celui envoyé par ce couple d’amis « qui ne s’attendait pas à ce que ça marche du premier coup »…  Dont j’ai suivi la grossesse, allant même jusqu’à préparer avec la future maman l’arrivée de nos bébés respectifs.

Je n’ai rien dit quand elle trouvait normal que je ne puisse pas bénéficier du même congé maternité que toutes ces femmes qui ont porté la vie. Ben oui, « tu ne vas pas accoucher toi! » J’ai presque trouvé cela risible. Si si !! J’ai appris à rire de tout. Parce que rire rend les maladresses moins douloureuses et les mots moins piquants.

Pour ceux que cela questionnerait, j’aurai droit à 10 semaines. Aucun report possible ni congé patho évidemment !! Parce qu’en plus, je ne vais pas allaiter, MOI…

Bref donc j’ai passé 9 mois à parler layettes avec eux, à aller acheter du tissus pour qu’elle puisse confectionner des mignonneries pour nos bébés.

Au début de cette grossesse, on a évoqué la question du prénom. En disant, comme à chaque annonce, qu’on vivrait très mal le fait de se faire « voler » notre prénom, choisi avant même que la plupart des couples nous entourant ne se projettent vers la parentalité.

Bienveillants, ils nous avaient demandé l’initiale et le nombre de lettres du prénom du garçon  (attendant eux-mêmes un petit mec). Quand on leur avait dit, donnant des indications sur la longueur du prénom et sa sonorité (tant de syllabes, tel son final), ils avaient répondu soulagés que ce n’était pas dans leur liste. Ouf général !! On a pu souffler et trinquer !!

Alors j’ignore ce qu’il s’est passé dans leur tête, mais il semblerait qu’ils aient changé d’avis puisqu’ils se sont contre tout attente appropriés ce prénom qu’on protégeait amoureusement depuis des années. Ce prénom qu’on chérissait depuis le premier jour où, émus, nous l’avions répété en boucle pour mieux le faire nôtre, pour mieux le faire sien…

L’ironie veut qu’on se le fasse souffler au vol à quelques semaines de l’arrivée de notre petit, par le dernier couple qui, dans tout notre entourage confondu, n’avait pas encore d’enfant…

Je vis plutôt bien l’échec de la PMA. Je me projette avec un plaisir non dissimulé vers une parentalité adoptive. Tous ces mois de préparation de la chambre ont été un vrai bonheur !!

Ces derniers jours, un cap décisif a été franchi puisqu’on a contacté des assistantes maternelles. On se l’est enfin autorisé !!

Sur cette prometteuse lancée, j’ai même créé l’ébauche de ce qui sera notre liste d’adoption. J’ai pris beaucoup de plaisir à choisir chaque mot contenu dans l’image d’illustration que je partage avec toi en avant-première.

Et pourtant… Il a suffit d’un sms pour que mon ventre se noue, que mes yeux s’humidifient et que la tristesse ne m’envahisse… Je n’avais pas connu ce sentiment depuis tellement longtemps !! Au moins, cela prouve que je suis vivante et que je ne suis pas qu’une automate qui se laisserait entraîner par les aléas de la vie…

Ce qui est certain, c’est qu’on ne changera pas de prénom. Je l’ai annoncé dans mon sms de félicitations. Leur disant que c’était un magnifique prénom et que notre enfant, si c’est un garçon, porterait le même.

Ce qui pique ce n’est donc pas tant le fait que cela perturbe nos plans. Ce n’est pas envisageable ! Mais plus le fait qu’ils aient la primeur d’annoncer ce prénom assez rare…

Tu me diras: la parentalité n’est pas une compétition après tout. Je te répondrais heureusement !! Sans quoi on aurait fini bon dernier… Sans médaille ni bouquet de fleurs…

Bon, comme dit Chéri, toujours philosophe: « Yapluka avoir une fille !! »

mots mêlés 2

Une question de semaines?

C’est très étrange comme cet endroit sur lequel je me suis si souvent et longuement épancher durant tout notre parcours pmesque, est presque devenu étranger aujourd’hui…

Je suis devant cet écran blanc et je ne sais pas quoi dire.

Je pourrais commencer par te dire qu’on a l’impression de voir une lumière au bout du tunnel… C’est arrivé sur une pause déjeuner de Chéri. J’étais en train de travailler dans la chambre quand il est arrivé tout ému.

Je lui avais confié la mission d’appeler Mme Bienveillance pour savoir si, comme chaque année, nous devions envoyer notre courrier anniversaire pour dire qu’on maintenait notre candidature à l’adoption.

On connait évidemment la réponse !! Mais appeler d’un air naïf pour se rappeler à son bon souvenir est un bon moyen d’aller à la pêche aux infos… On fait ce qu’on peut que veux-tu!!

Et des infos, on n’espérait pas en avoir autant !!

Il faut dire que la dernière fois que j’avais contacté Mme Bienveillance il y a quelques semaines, c’était pour lui demander son avis sur le mode de garde à privilégier avec un enfant qui aura connu un début de vie difficile et qui aura un grand besoin d’être rassuré et d’apprendre à nouer des liens d’attachement avec son entourage, à commencer par nous !!

On s’était déjà posé tout un tas de question par rapport aux avantages des différents modes de garde.

Une nounou? L’idée d’avoir une personne référente dans un environnement plus contenant car plus exclusif nous paraissait être une bonne option, mais au moment de l’entrée à l’école, est-ce que la séparation n’allait pas être vécue comme un nouvel abandon? Et puis faut-il encore une nounou qui se déplace à la RAM pour permettre à l’enfant de faire des activités collectives…

La crèche? C’est beaucoup plus impersonnel. On nous a parlé de certaines crèches comme des usines où le bébé pouvait parfois pleurer pendant un moment avant que quelqu’un soit disponible pour s’en occuper… Mais il n’y a pas cet attachement exclusif qui peut à terme être difficile à gérer…

Pour le moment, on s’est dit qu’on attendait de faire la connaissance de notre enfant. Tout va dépendre de sa personnalité. A priori, on partirait sur un compromis: jusqu’à l’année précédent l’entrée à l’école, une nounou. Puis un an avant, la crèche… A voir…

Bref, lors de cette entretien téléphonique, Mme Bienveillance m’avait laissée entendre que notre dossier avait été présenté puisqu’elle avait lâché un: « Parfois j’ai dû mal à comprendre le choix du conseil de famille… »

Il se trouve que quand Chéri l’a appelée l’autre jour, elle lui a confirmé les conclusions qu’on avait tiré. Notre dossier est sorti. Il est même sorti à plusieurs reprises. Elle avait l’air toute perturbée, aux dires de Chéri, parce qu’au moment où il a appelé, avec sa collègue, elles étaient en train d’étudier notre dossier !! Du coup, sans vraiment le dire, elle a laissé entendre qu’elle y voyait un signe…

Pour ce qui est des chiffres, 8 naissances sous X ont eu lieu depuis le début de l’année. C’est énorme !! Parmi elle, une femme s’est rétractée pendant son délai de réflexion (2 mois). Il y a donc 7 bébés sous X, dont 2 ont été adoptés. Sur ces 5 bébés nés récemment, qui attendent leur famille, il y a donc de grandes chances que le nôtre soit parmi eux…

Quand Chéri m’a expliqué tout ça les yeux tout humides, j’avais du mal à réaliser !! On parle de nous là?

A suivre donc…

Se tenir prêt…

Je ne sais pas par où commencer… Des semaines de silence font que j’ai cette drôle d’impression de vous être infidèle… Je suis si peu présente pour suivre vos aventures…

La vérité c’est que depuis le dernier échec donesque, Chéri et moi avons repris notre vie en main. On s’adonne chacun de notre côté à nos passions respectives: la course de montagne pour monsieur, la cause animale (si tant est que ce soit une passion…) pour madame !!

Parallèlement, on vit !! On ne s’est jamais vraiment arrêté durant notre parcours et c’est ce qui nous permet d’être toujours debout et d’être heureux malgré le manque et le vide. Je dois avouer d’ailleurs que je ne ressens pas vraiment ce manque ni ce vide… Je me demande même parfois si le désir est toujours là. Pourtant, je sais qu’on sera les plus heureux du monde le jour où la sonnerie du téléphone retentira !! Mais je crois qu’on a accepté notre vie comme elle est aujourd’hui…

Parfois, au détour d’une discussion de milk, je peux me sentir exclue. Mais sinon, je vis plutôt bien la situation.

Il faut dire que nous avons toujours eu la conviction que nous serions parents un jour ou l’autre. C’est cette certitude, à laquelle on se raccroche, qui rend l’attente plus douce.

On a parfaitement conscience que notre vie pourrait basculer du jour au lendemain. Et ce n’est pas imagé !! Quand un couple confronté à l’infertilité obtient enfin le St Graal d’une grossesse en regardant incrédule le résultat d’un TG ou d’une prise de sang, sa vie commence à basculer. Au début, il ne s’autorise pas à se projeter « parce qu’on ne sait jamais… »

La vie s’est souvent chargée de rappeler aux couples empêtrés dans un parcours pmesque à quel point elle pouvait être fragile…

Doucement mais sûrement, d’échographie en échographie, l’espoir grandit et on s’autorise à y croire timidement, puis de plus en plus au point de commencer à zieuter les magasins de puériculture.

Alors que quand on est dans un parcours d’adoption consécutif à des années de galères et d’échecs, on est confronté à un drôle de paradoxe. A la fois le parcours semble interminablement semé d’embûches, et à la fois tout finit par aller très vite.

9 mois pour une grossesse. 4 jours pour une adoption.

Alors depuis quelques mois, on vit dans l’incertitude de savoir quand on recevra l’appel qui fera basculer notre vie du jour au lendemain. Sans paniquer, sereinement.

On a acheté le berceau, la table à langer et un transat de compétition. Les doudous sont dans la place. On rassemble les vêtements que les amis ont conservé pour nous, en sélectionnant ceux qui sont le plus neutre possible. Un cheval à bascule trône dans THE chambre, côtoyant le joli mobile acheté lors de notre voyage de noces et le bel abat-jour qui se voudra rassurant le jour où…

Ce jour pourrait d’ailleurs arriver plus vite que prévu…

Vendredi dernier, comme chaque début d’année, j’ai contacté Mme Bienveillance pour faire le bilan de l’année précédente. Elle m’a annoncé que seulement 2 adoptions ont été prononcées en 2016. C’est peu…

Mais 2017 semblerait être un bon cru puisque de nouvelles adoptions ont eu lieu. Et il y a eu plusieurs accouchements sous X depuis… Ce qui a amené Mme Bienveillance à me dire: « Votre dossier va sortir: préparez-vous ! »

Quand j’ai entendu ces mots, je n’ai pas réalisé. J’étais avec une amie. Elle m’a demandé ce que je ressentais mais je crois que je ne ressentais pas grand chose sur l’instant. Ce n’est qu’une heure plus tard, avec un sourire niais, que je me suis entendue dire ces trois mots remplis d’émotion : « Je suis contente… »

Alors voilà, on n’en sait toujours pas plus, mais j’ai désormais la quasi certitude que 2017 fera de nous des parents !!

Mme Bienveillance s’est tout de même montrée prudente en ajoutant: « Je ne veux pas vous donner de fausse joie… » Elle ne pouvait pas tenir un autre discours.

Depuis, une connaissance m’a dit que ses voisins avaient récemment adopté sur le caillou. Quand je lui ai demandé, elle m’a dit qu’une fois qu’on leur a dit de se tenir prêt, tout est allé très vite: un mois plus tard ils devenaient parents…

Alors on ne sait pas quand ce sera notre tour, mais on est serein et remplis d’espoir !!

On commence à se poser des questions qu’on ne s’était jamais autorisés jusqu’ici: quel mode de garde? Quelle organisation au niveau du travail? Quelles aides espérer? Rédiger une liste d’adoption ou pas?

Bref, on se tient prêt…

Mes souhaits…

​Des semaines… Voire des mois !! Je me suis éloignée de ce blog qui a pourtant tellement compté parce que j’avais besoin de couper. Couper avec tout ce qui se rapporte de près ou de loin avec la PMA.

On ne s’en n’est pas forcément rendu compte quand on avait la tête dans le guidon pmesque, à enchaîner les essais  (et les échecs !), mais on a vécu ce parcours dans la violence. Violence des mots, violence des traitements et examens, violence des gestes, violence des résultats inférieurs à 2 ui.

On est toujours restés debout, unis, vaille que vaille !!

Aujourd’hui, on a appris à se reconstruire loin de la médicalisation.

Je me suis réappropriée mon corps si longtemps malmené et j’ai perdu 8 kg grâce à un simple rééquilibrage alimentaire. Étant en vacances en métropole, je vais forcément en reprendre, mais ce n’est pas très important puisque aujourd’hui, j’ai un minimum de contrôle sur ce corps qui m’appartient de nouveau.

Juste avant notre départ, les nouvelles concernant notre projet d’adoption n’ont pas été celles que l’on espérait.

Pour résumer, une collègue m’avait mis dans la tête qu’elle avait rêvé à plusieurs reprises que je deviendrai maman en décembre. « Je fais parfois des rêves prémonitoires », avait-elle ajouté, pour donner plus de poids au secret espoir qu’elle insufflait.

On se disait qu’il fallait raison garder. Jusqu’à ce qu’on partage un déjeuner avec cette copine assistante sociale, qui récemment a rencontré une petite princesse magnifique née sous X, et qui était persuadée que le destin de cette princesse et le nôtre seraient liés.

« J’en ai vu d’autres, mais là, je ne saurais pas expliquer pourquoi, je suis persuadée que c’est elle… »

Quand tu es dans l’attente passive d’une adoption, la plupart des gens ne t’en parlent pas. C’est LE sujet tabou par excellence.

Et puis il y a ceux qui t’en parlent pour insuffler un espoir que tu essayes de mettre en sourdine en restant réaliste et objectif et BING !! Ceux-là feraient finalement mieux de se taire…

Juste avant notre départ en métropole pour les fêtes, j’ai contacté Mme Bienveillance. Une petite voix sourde murmurait au fond de moi que peut-être nous devrions annuler notre voyage… C’est avec cet espoir étouffé que je l’ai entendu me dire: « Vous pouvez partir tranquille ! Il n’y aura pas de conseil de famille avant février ! C’est très rare, mais cette année il y a eu 5 rétractations… »

Qu’il n’y ait pas de conseil de famille avant février, soit. Mais pourquoi me parler de ces 5 espoirs envolés quand nous avions estimé nos chances à 3-4 bébés ?

Petite aparté pour les non initiés : le conseil de famille est chargé de désigner une famille pour la vie pour un enfant né sous X.

Le conseil comprend en tout huit membres, soit :

– 2 conseillers généraux désignés sur proposition du président du conseil général ;
-1 membre de l’association d’entraide des pupilles et anciens pupilles du département ;
– 2 membres d’associations familiales, dont une association de familles adoptives ;
– 1 membre d’une association d’assistantes maternelles ;
– 2 personnalités qualifiées en matière de protection de l’enfance et de la famille.

Bref donc autant te dire que l’annonce de ces 5 rétractations rarissimes a été un uppercut qui aura fait couler les larmes dans mes yeux devenus arides.

J’étais à 2 doigts d’écrire à Mme Bienveillance pour lui dire qu’on laissait tout tomber. Qu’après tout on avait trouvé notre équilibre sans enfant et qu’on en avait ras le boule des espoirs déçus.

Évidemment, tu t’en doutes, j’ai su raison garder…

Depuis notre projet est pas mal malmené. Notre famille semble découvrir qu’on a déjà notre agrément depuis 2 ans et demi. Et ils commencent à se projeter sur l’arrivée d’un enfant « coloré »…

Vivant dans un dom, il y a environ 95% de chance que notre enfant soit métissé. Ce qui a toujours été une grande joie pour nous !!

Mais j’avais oublié qu’en métropole règne un climat raciste et intolérant.

Chez nous, que tu sois blanc, noir, jaune ou rouge, on s’en moque. On vit tous en relative harmonie et c’est un plaisir pour la maîtresse que je suis de voir au quotidien tout ce métissage symbole de tolérance et de liberté. 

Alors, quand ma nièce de 10 ans m’a dit: « Vous allez adopter un enfant noir? Je ne veux pas le voir si il est noir ! Et puis de toute façon ce ne sera pas votre enfant puisque tu ne l’auras pas porté. Ce n’est pas votre enfant biologique donc ce n’est pas votre enfant! »
Quoi de plus violent entre ces mots remplis de préjugés et d’intolérance, et le silence gêné de ma frangine qui n’est pas du tout intervenue pour recadrer le débat, me laissant me justifier et défendre mon projet toute seule?

Seule…

Ma tante aussi, lors d’un repas dominical, y est allée de son petit mot encourageant et rempli de bienveillance : « J’espère qu’il ne sera pas trop noir… »

Quant à mon frère, sous couvert d’humour, on s’est entendu dire: « Vous allez nous ramener un banania !! Lolilol »

Ma belledoche et l’oncle de mon amour se sont contentés de crier haut et fort: « De toute façon, loin des yeux, loin du coeur! »

J’avais préparé une lettre que je souhaitais donner à nos familles le soir de Noël. Dans cette lettre je donnais la parole à notre enfant qui devrait nous l’espérons entrer dans nos vies en cette année à venir. Je compte la modifier pour régler mes comptes une bonne fois pour toute avec ces membres de notre famille dans laquelle on ne se reconnaît plus.


« Loin des yeux, loin du coeur »
, paraît-il…

Bref, ce Noël ne s’annonce ni féerique ni magique mais OSEF: on se casse en Islande dans quelques jours !!!

Terminé les privations pour entretenir un lien déjà rompu. On pense à nous et notre petit qui viendra bientôt bouleverser nos vies. Le reste importe peu. On va vivre notre vie pour nous 3 et tout ceci ne fait que renforcer un peu plus cette famille en devenir que nous sommes déjà…

Je vous souhaite à tous de belles fêtes. Que cette année 2016 laisse place à plus de bienveillance et de douceur. Et que chacun arrive à trouver ce Bonheur qui finalement ne dépend que du regard que l’on pose sur les choses qui nous entourent.
Une pensée particulière à ceux qui traversent des moments difficiles en cette période de fêtes…